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Blida - "La ville des Roses"


Le Café des Souvenirs - Forum 2

 


Population : 787.000 habitants

Communes de Blida : 29 - (Code Wilaya : 09)
Ain Romana, Ben Khellil, Beni Mered, Beni Tamou, Birtouta, Blida, Bouarfa, Boufarik, Bougara, Bouinan, Chebli, Chiffa, Chréa, Djebara, El Affroun, Guerrouaou, Hammam Melouane, Larbaa, Meftah, Mouzaia, Oued Djer, Ouled Chebel, Ouled El Alleug, Ouled Selama, Ouled Yaich, Sidi Moussa, Souhane, Soumaa, Tassala El Merdja.

Les autres "Blida" dans le Monde



Quelques photos gentiment offertes par Bachir :
Blida, Chréa, la Chiffa

le 19/01/05

Fête de la ville de Boufarik : (Avril - Mai) : Fête de l'Orange


Blida entourée d'orangeraies et de rosiers était appelait "Ourida = la petite Rose".
En fait on l'appelle "la ville des Roses", située dans la verdoyante Mitidja, elle embaume de tous les rosiers qui fleurissent dans la ville.

Autrefois, au Printemps étaient organisées, par la Mairie de Blida, des batailles de fleurs, et l'on récompensait alors le plus beau bouquet.


Blida a toujours eu une vocation agricole, la route Alger - Blida traverse la Mitidja , on y trouve des haies de Tamaris, de tuyas ou de joncs qui entourent les plantations d'agrumes. Toutes sortes de légumes, pommes de terre, poireaux, oignons, fenouils, choux-fleur...... poussent dans la région ainsi que plusieurs autres fruits comme la pêche et les pommes. Le jardin potager d'Alger est bien la Mitidja.


LE COIN HISTOIRE

L'EPOQUE ROMAINE :
Comme on n'a pas trouvé de ruines romaines dans les environs, on dit que les romains n'ont jamais occupé Blida. La découverte de quelques débris au cours du forage d'un puits à Montponsier (Benboulaid) nous prouve le contraire.

Vers l'année 925 de l'Hégire (1519 de l'ére chrétienne), un homme pieux, vint se fixer au confluent de l'Oued Taberkachent et de Châabat ar-Rommân (Ravin des grenades), cours d'eau appelé aujourd'hui "Oued Sidi-El-Kébir". L'ermitage de Sidi Ahmed El-Kebir, bientôt entouré d'une Zaouia, ne tarde pas à devenir un lieu de pélerinage fréquenté par de nombreux croyants attirés par les enseignements du saint et par la renommée de ses vertus.
Vers 1533, le Pacha Kheir-Eddine fit passer en Algérie des milliers de Maures chassés d'Espagne (devenue chrétienne aprés la capitulation de Grenade). Pris de compassion pour ces immigrés, Sid Ahmed El-Kebir installa un de ces groupes sur la rive droite de Châabet ar-Rommân. Pour mettre ces exilés à l'abri des mauvais traitements, Sid Ahmed El-Kebir sut intéresser à leur sort le Pacha Kheir Eddine, qui leur accorda sa protection et fit construire à leur intention une Mosquée en bordure de la Place du 1er Novembre (ex-Clémenceau), un bain (qui existe toujours dans les quarties d'El djoun) et un four banal. Ces établissements devinrent le noyau d'une "petite ville", que, vers 1535, Sid Ahmed El Kebir la nomma "EL BOULAÏDA".
Sid Ahmed El Kebir aprés avoir découvert et détourné les belles eaux de la montagne de l'Atlas, a, avec l'aide des Maures Andalous, introduit dans la région la technique de l'irrigation, la culture arboricole et la broderie du cuir (disparue de nos jours). Sid Ahmed El Kebir mourut vers 1540 à l'âge de 70 ans environ et se trouve enterré dans sa Zaouia.
Ils plantèrent alors les premiers orangers

LA CONQUETE OTTOMANE :
La prospérité vint avec la conquête Ottomane et la ville devint une sorte de lieu de repos et de prédilection des seigneurs enrichis et souverains turcs d'Alger, qui aimaient venir se reposer et se délasser, et ce fût aussi l'époque d'un certain foisonnement de maisons closes et de palais Turs à Sidi Yaacoub.

Durant cette régence turque, Blida devint une cité de plaisirs pour les janissaires d'Alger.

Le temps s'écoulait paisiblement jusqu'en Mars 1825, Blida fût ébranlée par un tremblement de terre de grande intensité qui transforma la ville en ruines et fit un grand nombre de victimes. Ceux qui survécurent reconstruisirent la ville sur un nouveau site.
C'était un dédale de petites ruelles étroites et sinueuses, l'accés à la ville se faisait à partir des six portes existantes :


Lire le récit du Chateau de Tonnac


Quelques villes autour de Blida

  • Boufarik : un marché en gros de fruits et légumes
  • Mouzaia : Source minérale
  • Chréa : Station de sports d'hiver à 1500 m d'altitude dans l'Atlas Tellien. Elle est fréquentée aussi en été pour son air pur et frais, il y existe de splendides panoramas et beaucoup de Cèdres.
  • Les gorges de la Chiffa : on y rejoint Médéa par ce chemin. Le Ruisseau aux Singes, de nombreux singes pas farouches s'aventurent jusque sur le capot de votre voiture.

Mais c'est aussi la région des Oranges, située au coeur de la Mitidja, les orangers éparpillent leur senteurs dans toute la région !

Orangina est né à Boufarik, au coeur de la Mitidja, en Algérie Orangina dérive de Naranjina, un soda espagnol élaboré par un certain docteur Trigo, à base de concentré d'orange et surmonté, en guise de bouchon, d'une petite fiole contenant une lampée d'huile du fruit.

Un "truc" qui n'échappe pas au flair aiguisé de Léon Béton, natif de Boufarik, préoccupé de promouvoir l'orange du cru. En 1936, il rachète Naranjina, ajoute au mélange d'origine de l'eau sucrée puis gazéifiée et invente Orangina.

Il n'y a jamais eu d'usine à Boufarik. On ne fabriquait que le concentré d'orange rue Duquesne ensuite le soda était fabriqué à partir du concentré à Blida par les Ets Marin et à Alger par les Ets Montserrat (Mon vin sera Montserrat...que tous les vieux pieds noirs connaissent).
La première bouteille de verre granulé sort en 1951. Avec son parasol formé d'un zeste d'orange, la célèbre affiche de Villemot la fait entrer dans l'imaginaire collectif. La guerre d'Algérie contraint Jean-Claude, le fils de Léon, à s'installer à Marseille, où il fonde, en 1956, la société Rhône-orangina.

Vingt-huit ans plus tard, Pernod-Ricard s'en empare, et la propulse sur le marché mondial.


Et Orangina n'a jamais été vendu à Coca Cola, depuis le 1/11/02 c'est une filiale de Schweppes...
Jean-Claude Beton est toujours vivant et parle tout le temps de Boufarik du calme, de la beauté, du charme de cette ville.

VOIR LE SITE NOSTALGIQUE DU MUSEE D'ORANGINA

Souvenirs, souvenirs !!!! Jocelyn et sa petite soeur devant le  jet d'eau de Blida


Deux photos anciennes de Beni Mered envoyées par André-Paul


Liens :

janvier 17, 2007 11:02

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