Index - sommaire - algérie - amis - arabe - armoiries - B.D. - blagues - cinema - communes d'Algérie - communes anciennes - cuisine - culture et célébrités - gravures d'époque - hotels - immobilier - liens divers - littérature - Maires - musique - peinture - petites histoires - photographie - population algérienne - prénoms - Que sont-ils devenus? - sahara - sondage - temoignages - voyages
e-mail -
forum - guestbook1 - guestbook2 - Remplissez le formulaire de perdu de recherche - conclusion


CULTURE ET CELEBRITES
mise à jour le : juillet 26, 2004 16:05

Yasmina Khadra

Pseudonyme sous lequel publie Mohamed Moulessehoul, dont l'identité a été récemment révélée (janvier 2001). Né en 1955, enrôlé dès l'âge de 9 ans à l'école des cadets de El Mechouar. Officier supérieur d'Etat-Major de l'Armée algérienne, il a mis fin à sa carrière militaire et s'est installé au Mexique.

Depuis la levée du secret sur sa personne, celui qui signe avec des prénoms féminins, en l'occurrence ceux de son épouse, ne cesse, au fil de ses écritures et de ses “mea culpa”, de tenter de se démystifier face à une polémique grandissante au fur et à mesure que paraît sa littérature.

A ce jour il a écrit quelques 18 livres.


Il répond à une interview : "La littérature est, par vocation, une esthétique de la banalité. Mon souci est d’exceller dans le texte. Je ne me contente pas de proposer une fiction ; je m’escrime à l’installer avant tout dans un univers romanesque avec ce que cela suppose comme inventivité et présence d’esprit. Il m’arrive de relire une vingtaine de fois un chapitre avant de l’adopter et il m’est très difficile de passer au suivant sans être satisfait du précédent. Nietzsche disait « Le talent ne suffit pas. Encore faut-il votre permission n’est-ce pas mes amis ?». Lorsqu’on écrit dans une langue d’adoption, on est contraint de se surpasser pour mériter d’être perçu. Mais pas trop, tout de même, car on risque d’attirer sur soi l’anathème des gardiens du temple."

J’ai fait mon devoir de mémoire. J’avais une tragédie sur les bras, il fallait la conjurer. Parler de son pays n’est pas dévalorisant. Contribuer à l’écriture de son histoire, c’est jalonner son avenir de repères salutaires. Par ailleurs, l’Algérie n’est pas encore dite. Nous avons besoin de milliers d’écrivains pour espérer cerner notre vérité et concevoir notre salut. Il ne faut pas se laisser intimider par ces voix qui s’insurgent contre celles qui portent plus loin le courage et la longanimité de notre peuple… Pour ma part, les Hirondelles de Kaboul est mon roman qui obtient le plus de succès à travers le monde. Il ne parle pas de l’Algérie et tous les critiques s’accordent à dire qu’il est «le grand roman de l’Afghanistan». Dans la littérature, je suis dans mon élément. Je fais ce que je veux. Ma tête grouille de projets. Si je m’écoutais, j’écrirais six romans par an.

- - - -

(texte recopié du site : http://dzlit.free.fr/khadra.html"


 

©djamila.be - (1999-2004) - Disclaimer