Arrivée à Tiaret
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Pour vos questions : Hervé Demaison
Nous avons décollé de Marseille, pour attérir à Alger.
Ensuite 280 Km en voiture de location pour rejoindre Tiaret et l'Hotel Bouazza.
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Juste avant de partir en direction de Rahouia : vue sur la plaine depuis les hauteurs de Tiaret. Cette fameuse route que mon pere n'avait pas oublié en disant : "Je suis chez moi , ici..."
Première ferme
Arrivée sur les restes de la 1ere ferme a mi-chemin entre Tiaret et Rahouia.
Il ne reste plus que le mirador que mon grand père avait construit.
Tout le reste a été détruit pour laisser la place à de nouvelles constructions.
C'est la que l'on me confirme que tout le quartier est toujours désigné aujourd'hui par mon nom de famille... incroyable...
Mon père y retrouve un de ces anciens ouvriers.
Au bout d'un quart d'heure, il parle en Arabe avec une facilité étonnante, vu que ca fait 44 ans qu'il ne le pratique plus.
Leurs discussions continuent presque uniquement en Arabe, tant et si bien que je dis a mon frere :
" Et ben! C'est bien beau mais nous, maintenant, on y pige plus rien ..."
Impossible de partir sans gouter au couscous :
tradition oblige...
même si il n'est que 11H du matin et que nous sommes déjà invités pour midi... En tous cas, il était vraiment bon ce couscous...
Ferme Bouaffia
Visite de la ferme BOUAFFIA, une ferme voisine. Mon père avait un copain à l'Ecole de Montgolfier (Rahouia) : Kader Bouaffia, mais on en reparlera plus tard...
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Deuxième ferme
Visite de la 2ème ferme de mon grand-père :Elle est restée intacte mais inhabitée. On retrouve le même mirador que pour la 1ère ferme. Certaine parties de cette immense batisse en forme de U commencent malheureusement à s'écrouler, mais le portail en fer est toujours là. Je ne peux pas m'empecher de penser que mon grand père l'a fermé pour la dernière fois il y a près de 44 ans...
Mon père retrouve beaucoup de connaissances : des chauffeurs de tracteur, gardien de troupeaux etc etc. Séquences émotions, anecdotes, rires et souvenirs...
Le prénom de mon père : Roger. Tout le monde là-bas l'appelle "Roudji".
Le prénom de mon grand-pere : Eugene. Pour lui, c'etait "Djinou". De bien beaux surnoms...
Eclat de rire géneral quand un "chibani" arrivé quasiment en courant et quelque peu essouflé, m'attrape par la main en me disant : "Salem Aleïkoum ! C'est toi Roudji ??"
Il parait que je ressemble beaucoup a mon père, mais avec 25 ans de moins quand même... Ce "chibani" , mon père le reconnaitra tout de suite : un ancien gardien de troupeau, qui avait 12 ans en 1962...
Un ancien chauffeur se rappelle des parties de cartes espagnoles (Ronda) qu'il faisait avec mon père et mon oncle, les jours de pluie ou tout travail etait impossible. Il nous dit même qu'il jouait parfois un peu d'argent, chose que mon grand-père interdisait formellement...
Mon grand-père, qui, apparemment, a laissé de bon souvenirs. Mon père m'a toujours dit qu'il était "dur", mais honnête et droit. Les annecdotes racontées sur place ne font que me le confirmer, même si beaucoup d'entre elles ont été relatées en Arabe... J'ai filmé tout ca, et mon père me fera surement une traduction un de ces jours.
Autre fait marquant : le "téléphone Arabe" existe toujours : il est même beaucoup plus rapide qu'avant ... avec les portables.
Beaucoup de monde arrive de je ne sais où, et invariablement : "Soyez les bienvenus..."
Et toujours la tradition :![]()
partager le pain fabriqué avec le blé récolté dans les champs voisins.