index - sommaire - algérie - amis - annonces - arabe - armoiries d'Algérie - B.D. - blagues - communes d'Algérie - communes anciennes - cuisine - culture et célébrités - forum - gravures d'époque - immobilier - liens divers - littérature - musique - patrimoine - peinture - petites histoires - photographie - population algérienne - prénoms - sahara - sculpture - voyages - e-mail - guestbook1 - guestbook2 - Remplissez le formulaire de perdu de recherche -


 

LE TOMBEAU DE LA CHRETIENNE

Le tombeau de la Chrétienne (Kbar - Roumia) :
· 261 mètres d'altitude.
· 64 mètres de diamètre
· 40 mètres (à peu prés) de hauteur

Il se compose de :
· Un tambour cylindrique reposant sur une base carrée
· 60 colonnes décorent les parois du tambour
· aux 4 points cardinaux se dressent 4 portes, dont les moulures ont l'aspect d'une grande croix.

Ce tombeau est un vaste amas de pierres présentant à l'intérieur des couloirs et des chambres dont la disposition a été reconnue à la suite des fouilles faites en 1865-66 par Berbrugger et Mac-Carthy, sous le patronage de Napoléon III.

L'entrée est fort étroite et se trouve dans le soubassement , sous la fausse porte de l'Est. De là un petit couloir donne accès à une chambre voûtée dans laquelle se trouve sur un de ses murs, sculptées grossièrement un lion et une lionne. Au-dessous de ces bas-reliefs s'ouvre un autre couloir qui mène à un escalier de 7 marches, puis à une large galerie circulaire de 150 m de longueur. En la suivant on arrive à un 3ème couleur et à deux salles voûtées qui se trouvent au centre même du monument.

La première salle paraît avoir été un vestibule
La seconde offre 3 niches qui étaient destinées à contenir des urnes cinéraires.
On peut supposer que le caveau funéraire se trouve à un niveau plus bas.

C'est un auteur latin, au 1er siècle après J.C qui constata son existence entre Alger et Cherchell. Ce mausolée a servi de sépulture à une famille de rois maures " monumentum commune regiae gentis ". On admet qu'il aurait été construit par le roi Juba II.

La légende du Tombeau de la Chrétienne
Un arabe de la Mitidja, Ben-Kassem, ayant été fait prisonnier de guerre par les Chrétiens, fut emmené en Espagne et vendu comme esclave à un vieux savant. Il ne se passait pas un jour sans que Ben-Kassem ne pleurait de la séparation de sa famille, qu'il craignait de ne plus revoir.
" Ecoutes lui dit son maître, je peux te rendre à ta famille et à ton pays, si tu veux me jurer de faire tout ce que je vais te demander. Tout à l'heure tu vas embarquer sur un bateau en partance pour ton pays, tu vas voir ta famille, passes trois jours avec elle. Tu te rendras ensuite au Tombeau de la Chrétienne, et là, tu brûleras le papier que voici, sur le feu d'un brasier et tourné vers l'Orient. Quoi qu'il arrive, ne t'étonne de rien et rentre sous ta tente. Voilà tout ce que je te demande en échange de la liberté que je te rends ".

Ben-Kassem ne voyant rien de contraire à sa religion dans l'exécution du projet du savant, fit ponctuellement ce qui lui a été recommandé ; mais à peine le papier qu'il avait jeté dans le brasier fut-il consommé, qu'il vit le Tombeau de la Chrétienne s'entrouvrir pour donner passage à un nuage de pièces d'or et d'argent qui s'élevait et filait, du côté de la mer, vers le pays des Chrétiens. Ben-Kassem, immobile d'abord à la vue de tant de trésors, lança son burnous sur les dernières pièces, et il put en ramener quelques-unes. Quant au tombeau, il s'était refermé de lui-même, le charme était rompu.
Ben-Kassem garda longtemps le silence ; mais il ne put se retenir de conter une aventure aussi extraordinaire.
Cette histoire fut connue du Pacha lui-même. Le Pacha Salah-Raïs régna de 1552 à 1556, il envoya un grand nombre d'ouvriers au Tombeau de la Chrétienne, avec ordre de le démolir et d'en rapporter les trésors qu'ils y trouveraient. Mais le monument avait été à peine entamé par le marteau des démolisseurs, qu'une femme, chrétienne sans doute, apparaissant sur le sommet de l'édifice, étendit ses bras sur le lac, au bas de la colline, en s'écriant : "halloula ! halloula ! à mon secours ! " et aussitôt une nuée d'énormes moustiques dispersa les travailleurs.
Plus tard, Baba-Mohamed-Ben Othmane, pacha d'Alger de 1766 à 1791, fit démolir à coups de canon, et sans succès, le revêtement Est du Tombeau de la Chrétienne.
A 2 kms ouest vers la mer on a les carrières ou cavernes qui ont fourni les pierres pour le Tombeau de la Chrétienne.
(texte recueilli sur : Guides-Joanne - Hachette et cie)


novembre 30, 2005 4:06 PM

©djamila.be - (1999-2005) - Disclaimer