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CULTURE ET CELEBRITES

mise à jour le : juillet 26, 2004 15:13

 

Ismaïl Urbain

l'Apôtre d'une Algérie franco-musulmane

En 1861 il sortit un livre "l'Algérie pour les Algériens" sous le pseudonyme de M.Voisin. Il y écrit "il n'y a rien d'irréconciliable entre les indigènes musulmans de l'Algérie et les Français".

Il disait encore : "l'Algérie doit recevoir la même organisation que la métropole : mêmes divisions territoriales, mêmes institutions, mêmes fonctionnaires, mêmes charges et mêmes droits ; fusion des deux races dans l'égalité civique, liberté des cultes ; tolérance pour les moeurs en s'efforçant de les fondre de plus en plus dans notre civilisation".


Né en 1812, fils d'un négociant marseillais et d'une quarteronne de Guyane, Thomas Urbain s'initie à l'arabe et se convertit à l'islam lors d'un voyage en Egypte.

Ayant adopté le prénom d'Ismaïl, il est nommé interprète en Algérie, où le 28 Mars 1840, il épouse une jeune Algérienne, Djeyhmouna Massoud Ezzebiri. "Ce mariage consolida la considération que les musulmans m'accordaient déjà et me permit d'entrer plus profondément dans leur vie intime. Je portais alors le costume arabe et je vivais à l'arabe dans mon intérieur." De retour à Paris, il fait venir sa femme et sa fille qu'il se prénommée Beia (la lumineuse) née en 1843. Mais celles ci ne sont pas bien accueillies et repartent en Algérie.

En 1857, il se marie civilement avec Djeyhmouna et fait baptiser sa fille qu'il place chez les Soeurs de la Doctrine chrétienne à Constantine, pour désarmer l'hostilité des "bons catholiques".

Chef de mission au ministère de la Guerre, il devient rapidement le spécialiste des affaires algériennes et Napoléon III, très influencé par les idées d'Urbain, le nomme conseiller-rapporteur auprès du gouvernement d'Alger.

Sa femme meurt en 1864 et "seuls des musulmans suivent les funérailles". Comme il l'écrit dans : Autobiographie inédite : "Bête noire des partisans de la colonisation à outrance", il vit à l'écart de la société européenne.

A sa mort, le 28 janvier 1884, il laisse le souvenir pour les colons d'un "renégat" et son rêve d'un "Royaume arabe" disparait avec lui.

(texte recopié dans "France et Algérie - journal d'une passion (Larousse)


 

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